Condition sine qua non à toute innovation, le financement est un enjeu majeur pour les entreprises innovantes. Face à la multiplication des projets d’innovation, l'Etat et les institutions bancaires constituent les interlocuteurs privilégiés en matière d’aide au financement. Depuis 2004, l’Etat a mis en place une palette de structures et d’organismes à la disposition des entreprises, proposant des aides évoluant régulièrement. Le statut de « Jeune Entreprise Innovante » fait partie de ces mesures.
Obtenir une aide à l’innovation implique un passage quasi-obligé par les institutionnels, à moins de bénéficier d’un réseau de partenaires déjà bien implanté.
Le projet de loi de finances de 2006 a prévu plusieurs mesures à caractère général en faveur des entreprises qui innovent et des investisseurs (particuliers, business angels...) dans l’innovation. Le statut de Jeunes Entreprises Innovantes, notamment, permet aux entreprises qui en bénéficient de recevoir des aides adaptées à leur situation.
Au titre de l'année 2006, selon les données recueillies par l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS), 1 789 établissements ont été qualifiés «Jeune entreprise innovante», soit environ 430 de plus que pour l'année 2004 (soit + 32 %), première année d'application de la mesure.
Ces 1 789 établissements «Jeunes Entreprises Innovantes» ont bénéficié de 87,4 M€ d'exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale correspondant à un effectif global d'environ 9 550 salariés exonérés, soit en moyenne 5 salariés sur 9.
L’aide aux projets de la JEI, créée par la Loi de finances 2004, et modifiéE par la Loi de finances 2008, confère aux jeunes PME innovantes un certain nombre d’avantages fiscaux et d’exonération de cotisations sociales.
Pour en bénéficier, l’entreprise doit remplir cinq conditions :
Afin d’être sûre de pouvoir bénéficier de ces avantages, l’entreprises est vivement encouragée à déposer un dossier auprès de la Direction des services fiscaux dont elle dépend. A défaut d’une réponse de l’administration dans un délai de 4 mois, un accord est réputé obtenu.
D’autres dispositifs ont également été mis en place graduellement par l’Etat afin de prendre en compte tout type d’entreprise. OSEO, Centres régionaux d'innovation et de transfert de technologie (CRITT), Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire), ministère de la Recherche, et les Pôles de compétitivité, … apportent accompagnement, encadrements, conseils et aides à l’innovation.
Par ailleurs, les CCI proposent aussi des aides à l’innovation souvent couplées à une large palette de services. Sémaphore est la base de données sur les aides aux entreprises du réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie. Quinze régions sont actuellement couvertes par un gestionnaire régional : Alsace, Aquitaine, Bourgogne, Centre, Haute-Normandie, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Nord Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, La Réunion, Rhône-Alpes.
Sémaphore doit couvrir progressivement l’ensemble du territoire français afin de donner accès à une offre exhaustive en matière d’aides et de financement.
JEI ou pas, quelle que soit la taille et le statut de l’entreprise, devant la multiplicité des aides et des dispositifs, il est indispensable pour préparer son dossier de financement de cerner au mieux son projet et la part de risque à laquelle on est prêt à souscrire. Avoir une idée assez précise du retour sur investissement que l’on attend est aussi un bon indicateur à prendre en compte avant de se lancer dans la recherche de financement.
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